Refinancer un prêt sur titres arrivant à maturité
Un prêt sur titres arrivant à maturité n’est pas une crise, c’est un moment de décision. Les emprunteurs qui dialoguent tôt avec leur prêteur sont bien mieux positionnés pour refinancer à des conditions qui continuent de servir leurs objectifs de liquidité et de portefeuille.
Pourquoi les emprunteurs refinancent plutôt que de rembourser
Les prêts adossés à des titres sont couramment utilisés par des actionnaires souhaitant monétiser une position concentrée sans vendre. Lorsque le prêt initial arrive à maturité — généralement après douze à trente-six mois — la raison sous-jacente de l’emprunt est souvent toujours d’actualité : l’actionnaire reste réticent ou dans l’impossibilité de céder les actions nanties, peut-être en raison d’objectifs de report fiscal, de restrictions de cession, de contraintes réglementaires ou d’une conviction à long terme sur la société. Dans ces circonstances, le refinancement du prêt arrivant à maturité est une option rationnelle et fréquemment utilisée. Plutôt que de trouver des liquidités pour rembourser le principal, l’emprunteur prolonge la durée de vie de la facilité, souvent avec des conditions actualisées reflétant la tarification du marché en vigueur, les évaluations actualisées des sûretés et tout changement dans la situation financière de l’emprunteur depuis le tirage initial.
Le processus de refinancement en résumé
Le refinancement d’un prêt sur titres arrivant à maturité suit globalement le même processus que l’origination d’un nouveau prêt. Le prêteur réévaluera la valeur de marché actuelle des actions nanties, la liquidité et la négociabilité du titre, tout changement significatif dans la situation financière de l’émetteur, ainsi que le profil de crédit global de l’emprunteur. Sur la base de cette réévaluation, le prêteur proposera de nouvelles conditions — notamment le montant du prêt, le taux d’intérêt, la durée et le ratio prêt-valeur — pour la facilité refinancée. Si le cours de l’action a augmenté depuis le tirage initial, l’emprunteur peut avoir la possibilité d’augmenter le montant de la facilité. S’il a baissé, le prêteur peut exiger un remboursement partiel avant de reconduire le solde. Un engagement précoce — idéalement trois à six mois avant l’échéance — donne aux deux parties le temps nécessaire pour mener à bien l’évaluation sans pression.
Options de remboursement partiel et d’augmentation du prêt
Le refinancement ne doit pas nécessairement être effectué à l’identique. Un emprunteur dont le cours de l’action a fortement progressé peut choisir d’augmenter le prêt, en tirant des liquidités supplémentaires de la valeur accrue des sûretés. À l’inverse, un emprunteur ayant généré des liquidités par d’autres sources peut choisir d’effectuer un remboursement partiel avant reconduction, réduisant ainsi le principal en cours et donc la charge d’intérêts courante. Certains emprunteurs utilisent un refinancement comme une opportunité de restructurer le portefeuille de sûretés — en libérant certaines actions si une couverture excédentaire existe, ou en ajoutant de nouveaux titres pour diversifier ou renforcer le nantissement. Black Haven examine toutes ces possibilités avec les clients approchant de l’échéance, afin que la facilité refinancée soit adaptée aux circonstances actuelles plutôt que simplement reproduite à partir de la structure initiale.
Les risques d’un refinancement trop tardif
Un emprunteur qui attend les dernières semaines avant l’échéance pour discuter du refinancement crée un risque inutile pour les deux parties. Le prêteur dispose de moins de temps pour effectuer sa réévaluation de crédit et sa documentation. Si les conditions de marché ou les cours des actions ont évolué défavorablement, l’emprunteur n’a plus le temps de trouver d’autres solutions. Dans les cas extrêmes, le prêt peut arriver à maturité sans refinancement en place, déclenchant un défaut ou une exécution forcée qui aurait pu être évitée avec un engagement plus précoce. Les prêteurs accueillent favorablement une communication proactive concernant les maturités approchantes — c’est le signe d’une contrepartie responsable.
Changer de prêteur lors du refinancement
L’échéance est également un moment naturel où un emprunteur peut envisager de rester avec le prêteur existant ou de solliciter de nouveaux prêteurs pour des conditions compétitives. Mener un processus limité auprès de deux ou trois prêteurs lors du refinancement est une pratique légitime et sensée, à condition que l’emprunteur soit transparent sur le calendrier et n’engendre pas par inadvertance des obligations conflictuelles. Si les conditions du prêteur existant restent compétitives et que la relation a bien fonctionné, la continuité a sa propre valeur : le prêteur connaît déjà les sûretés, l’emprunteur et la documentation, ce qui peut accélérer le calendrier de refinancement. Si l’emprunteur décide de changer, les modalités de mainlevée du nantissement existant et d’établissement d’un nouveau doivent être soigneusement coordonnées.
Questions fréquentes.
01Combien de temps à l’avance devrais-je commencer à discuter du refinancement?
02Puis-je emprunter davantage lors du refinancement si mes actions ont pris de la valeur?
03Que se passe-t-il si je ne peux pas rembourser et que le prêteur refuse de refinancer?
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