Liquidité fiscalement avisée : emprunter plutôt que vendre
Céder une participation importante est un instrument peu subtil. Cela cristallise les plus-values, génère une imposition et met fin définitivement à toute participation aux gains futurs. Emprunter contre la même position préserve la propriété et, dans de nombreuses juridictions, ne constitue pas une cession imposable. Cet article explore les mécanismes généraux — sans constituer un conseil fiscal, lequel dépend entièrement de la situation de chaque emprunteur et de ses propres conseillers.
Le problème de la cession et ses causes
Lorsqu’un actionnaire cède des actions cotées, la plupart des systèmes fiscaux traitent l’opération comme une cession donnant lieu à une plus-value imposable. Le gain — différence entre le produit de la cession et le coût d’acquisition initial — est intégré au calcul fiscal de l’exercice de la cession. Pour les actionnaires qui détiennent une position depuis de nombreuses années, ou qui ont reçu des actions à un coût de base très faible par voie de succession ou de participation au stade fondateur, la charge fiscale en résultant peut être substantielle. Cette charge ne découle pas de la richesse elle-même — elle découle de l’acte de réalisation. Un actionnaire disposant de plus-values latentes importantes peut être très peu liquide en trésorerie, tout en faisant face à une lourde facture fiscale dès qu’il convertit ces gains en liquidités disponibles.
En quoi un prêt diffère-t-il d’une vente
Un prêt adossé à des titres ne constitue pas, en lui-même, une cession des actions sous-jacentes. L’emprunteur conserve la propriété juridique ou économique des actions nanties pendant toute la durée de la facilité. Le produit du prêt est une dette, non un revenu ou un produit en capital — ce qui signifie que, dans la plupart des juridictions, la réception du produit du prêt ne génère pas en elle-même de charge fiscale au moment du tirage. L’emprunteur obtient des liquidités sans vendre, et l’événement fiscal qui aurait accompagné une vente est différé aussi longtemps que les actions demeurent dans son patrimoine. Ce report peut être très avantageux lorsqu’il est combiné à une planification successorale, à des stratégies de cession progressive, ou simplement à une préférence de maintenir l’exposition à un marché haussier.
Déductibilité des intérêts et structure
Dans certaines juridictions, les intérêts versés sur un prêt garanti par des actifs d’investissement peuvent être déductibles des revenus de placement ou d’autres revenus éligibles. L’application de cette règle — et dans quelle mesure — dépend de la résidence fiscale de l’emprunteur, de la nature de l’actif sous-jacent, de l’utilisation du produit du prêt et des règles fiscales nationales applicables. Les emprunteurs ne doivent pas présumer de la déductibilité sans avoir obtenu un avis spécifique de la part d’un conseiller fiscal qualifié dans leur juridiction. Black Haven ne fournit pas de conseils fiscaux, et la structure d’une facilité doit être examinée d’un point de vue fiscal par les propres conseillers de l’emprunteur avant tout tirage.
Les risques à prendre en compte pour les emprunteurs soucieux de fiscalité
Un prêt n’est pas une solution permanente à une charge fiscale — c’est un mécanisme de report. Si l’emprunteur est dans l’impossibilité de rembourser le prêt et que les actions nanties sont vendues par le prêteur lors d’une exécution forcée, une cession interviendra généralement à ce stade, potentiellement dans des conditions moins favorables. De même, si les actions se déprécient sensiblement, le covenant de ratio prêt-valeur peut exiger la constitution d’un collatéral supplémentaire ou un remboursement partiel. Les emprunteurs soucieux de fiscalité doivent modéliser ces scénarios avec leurs conseillers et s’assurer de disposer d’une voie de remboursement crédible qui ne repose pas uniquement sur la valorisation continue des actions nanties.
Travailler avec Black Haven sur des opérations à enjeux fiscaux
Black Haven est un prêteur principal et non un conseiller fiscal, et les informations qui précèdent sont fournies à titre purement informatif — elles ne constituent pas un conseil fiscal et ne sauraient être considérées comme tel. Le traitement fiscal dépend de la juridiction de chaque emprunteur, de sa situation personnelle et des conseils de ses propres professionnels qualifiés. Ce que Black Haven peut offrir, c’est une structure de financement souple et discrète — convenue directement avec l’emprunteur sans intermédiaire — susceptible de s’adapter aux délais et aux exigences documentaires que les opérations à enjeux fiscaux impliquent souvent. Nous travaillons aux côtés des conseillers juridiques et fiscaux de l’emprunteur pour garantir que l’exécution de la facilité s’inscrit dans la structure de planification globale.
Questions fréquentes.
01Le fait de nantir mes actions dans le cadre d’un prêt constitue-t-il une cession imposable ?
02Les intérêts d’un prêt adossé à des titres sont-ils déductibles fiscalement ?
03Quelles sont les conséquences fiscales si le prêteur exerce ses droits et vend mes actions ?
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